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Accueil > Littérature & Poésie > Charles Baudelaire |
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Mark


Localisation: Resolute, NU
Inscrit le: 15 Mai 2009
Messages: 3823
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 11:22 am |
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Un seul mot définit Charles Baudelaire dans mon coeur: je l'adore !
Au moins, Harry et moi avons une passion commune...
Je propose de prendre un peu de place pour poster quelques écrits (poèmes ou prose) de ce grand maître du symbolisme, le meilleur poëte de tous les temps selon moi.
Petite biographie rapide:
| Citation: | Charles Pierre Baudelaire, né à Paris le 9 avril 1821 et mort le 31 août 1867 à Paris, est un poète français, il est l'un des poètes les plus célèbres du XIXe siècle : en incluant la Modernité comme motif poétique, il a rompu avec l'esthétique classique ; il est aussi celui qui a popularisé le poème en prose.
Aujourd'hui reconnu comme un écrivain majeur de l'histoire de la poésie mondiale, Baudelaire est devenu un classique. Barbey d'Aurevilly voyait en lui « un Dante d'une époque déchue » [1].
Au travers de son œuvre, Baudelaire opère une transformation radicale de l'esthétique dominante, en proclamant vouloir libérer l'esthétique de toutes considérations morales ou éthique, comme le postule si bien le titre de son Recueil Les Fleurs du Mal, il a renouvelé en profondeur les motifs poétiques. Dans ses poèmes il a tenté de tisser et de démontrer les liens entre le mal et la beauté, le bonheur et l'idéal inaccessible (À une passante), la violence et la volupté (Une martyre), entre le poète et son lecteur (« Hypocrite lecteur, mon semblable, mon frère »), entre les artistes à travers les âges (Les Phares). En parallèle de poèmes graves (Semper Eadem) ou scandaleux pour l'époque (Delphine et Hippolyte), il a exprimé la mélancolie (Mœsta et errabunda) et l'envie d'ailleurs (L'Invitation au voyage). Il a aussi extrait la beauté de l'horreur (Une charogne) .
Source: wikipedia |
_________________ "Nous avons trop peu de temps pour le gaspiller à nous presser"
Père Jacques Tremblay
"Celui qui n'est plus ton ami, ne l'a jamais été."
Aristote |
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Mark


Localisation: Resolute, NU
Inscrit le: 15 Mai 2009
Messages: 3823
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 11:24 am |
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Les Fleurs du Mal
LXXXVII LES MÉTAMORPHOSES DU VAMPIRE
La femme cependant de sa bouche de fraise,
En se tordant ainsi qu'un serpent sur la braise,
Et pétrissant ses seins sur le fer de son busc,
Laissait couler ces mots tout imprégnés de musc :
— « Moi, j'ai la lèvre humide, et je sais la science
De perdre au fond d'un lit l'antique conscience.
Je sèche tous les pleurs sur mes seins triomphants
Et fais rire les vieux du rire des enfants.
Je remplace, pour qui me voit nue et sans voiles,
La lune, le soleil, le ciel et les étoiles !
Je suis, mon cher savant, si docte aux voluptés,
Lorsque j'étouffe un homme en mes bras veloutés,
Ou lorsque j'abandonne aux morsures mon buste,
Timide et libertine, et fragile et robuste,
Que sur ces matelas qui se pâment d'émoi
Les Anges impuissants se damneraient pour moi ! »
Quand elle eut de mes os sucé toute la moelle,
Et que languissamment je me tournai vers elle
Pour lui rendre un baiser d'amour, je ne vis plus
Qu'une outre aux flancs gluants, toute pleine de pus !
Je fermai les deux yeux dans ma froide épouvante,
Et, quand je les rouvris à la clarté vivante,
A mes côtés, au lieu du mannequin puissant
Qui semblait avoir fait provision de sang,
Tremblaient confusément des débris de squelette,
Qui d'eux-mêmes rendaient le cri d'une girouette
Ou d'une enseigne, au bout d'une tringle de fer,
Que balance le vent pendant les nuits d'hiver. _________________ "Nous avons trop peu de temps pour le gaspiller à nous presser"
Père Jacques Tremblay
"Celui qui n'est plus ton ami, ne l'a jamais été."
Aristote |
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Harry Tuttle


Localisation: Québec
Inscrit le: 10 Avr 2009
Messages: 2194
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 12:23 pm |
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Toujours au sujet de la femme (cette fleur du mal).
CONFESSION
Une fois, une seule, aimable et douce femme,
À mon bras votre bras poli
S'appuya (sur le fond ténébreux de mon âme
Ce souvenir n'est point pâli) ;
Il était tard ; ainsi qu'une médaille neuve
La pleine lune s'étalait,
Et la solennité de la nuit, comme un fleuve,
Sur Paris dormant ruisselait.
Et le long des maisons, sous les portes cochères,
Des chats passaient furtivement,
L'oreille au guet, ou bien, comme des ombres chères,
Nous accompagnaient lentement.
Tout à coup, au milieu de l'intimité libre
Éclose à la pâle clarté,
De vous, riche et sonore instrument où ne vibre
Que la radieuse gaieté,
De vous, claire et joyeuse ainsi qu'une fanfare
Dans le matin étincelant,
Une note plaintive, une note bizarre
S'échappa, tout en chancelant,
Comme une enfant chétive, horrible, sombre, immonde,
Dont sa famille rougirait,
Et qu'elle aurait longtemps, pour la cacher au monde,
Dans un caveau mise au secret.
Pauvre ange, elle chantait, votre note criarde :
" Que rien ici-bas n'est certain,
Et que toujours, avec quelque soin qu'il se farde,
Se trahit l'égoïsme humain ;
Que c'est un dur métier que d'être belle femme,
Et que c'est le travail banal
De la danseuse folle et froide qui se pâme
Dans un sourire machinal ;
Que bâtir sur les cœurs est une chose sotte ;
Que tout craque, amour et beauté,
Jusqu'à ce que l'Oubli les jette dans sa hotte
Pour les rendre à l'Éternité ! "
J'ai souvent évoqué cette lune enchantée,
Ce silence et cette langueur,
Et cette confidence horrible chuchotée
Au confessionnal du cœur.
- Charles Baudelaire _________________ Comme les anges à l'œil fauve
Je reviendrai dans ton alcôve
Et vers toi glisserai sans bruit
Avec les ombres de la nuit |
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Mark


Localisation: Resolute, NU
Inscrit le: 15 Mai 2009
Messages: 3823
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 12:36 pm |
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Que représentent les Fleurs du Mal selon toi Harry ? Toutes les tentations auxquelles succombait l'auteur ? _________________ "Nous avons trop peu de temps pour le gaspiller à nous presser"
Père Jacques Tremblay
"Celui qui n'est plus ton ami, ne l'a jamais été."
Aristote |
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Harry Tuttle


Localisation: Québec
Inscrit le: 10 Avr 2009
Messages: 2194
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 12:57 pm |
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| Mark a écrit: | | Que représentent les Fleurs du Mal selon toi Harry ? Toutes les tentations auxquelles succombait l'auteur ? |
Je crois qu'il parlait directement des femmes.
Tu veux dire qu'il aurait fait allusion aux spiritueux de toutes sortes? Ce serait pas très poétique et donc pas très baudelairien de qualifier le haschisch ou le vin de "fleur du mal", tu trouves pas?
Il a fait un livre là-dessus, d'ailleurs, qui s'appelle Les paradis artificiels, où il parle très peu des femmes, cette fois. _________________ Comme les anges à l'œil fauve
Je reviendrai dans ton alcôve
Et vers toi glisserai sans bruit
Avec les ombres de la nuit |
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Mark


Localisation: Resolute, NU
Inscrit le: 15 Mai 2009
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 1:17 pm |
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| Harry Tuttle a écrit: | | Mark a écrit: | | Que représentent les Fleurs du Mal selon toi Harry ? Toutes les tentations auxquelles succombait l'auteur ? |
Je crois qu'il parlait directement des femmes.
Tu veux dire qu'il aurait fait allusion aux spiritueux de toutes sortes? Ce serait pas très poétique et donc pas très baudelairien de qualifier le haschisch ou le vin de "fleur du mal", tu trouves pas?
Il a fait un livre là-dessus, d'ailleurs, qui s'appelle Les paradis artificiels, où il parle très peu des femmes, cette fois. |
Je ne pointais pas directement les paradis artificiels, mais toutes les tentations (femmes et solitude incluses) auxquelles il cédait.
J'ai abordé le livre Les Paradis Artificiels il y a une quinzaine d'années, mais ne l'ai pas terminé, il ne me plaisait pas à vrai dire, mais je ne sais plus exactement pourquoi. Par contre, sa prose, comme Le Spleen de Paris, est merveilleuse aussi. _________________ "Nous avons trop peu de temps pour le gaspiller à nous presser"
Père Jacques Tremblay
"Celui qui n'est plus ton ami, ne l'a jamais été."
Aristote |
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Mark


Localisation: Resolute, NU
Inscrit le: 15 Mai 2009
Messages: 3823
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 1:21 pm |
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Je suis poëte à mes heures aussi... Qu'en penses-tu ?
(il s'agissait d'une simple plaisanterie bien entendu)
| Citation: | Comme le kouffar à l'oeil fauve
À la mosquée, lieu de beauf
Je t'enlèverai, dans la nuit
Au fanatisme qui t’avilit ! |
Extrait du poème Le Mécréant, que j'ai pondu hier, pour combattre le spleen qui m'envahissait.
J'avais aussi pensé terminer le quatrain par:
Et de ce voile t'affranchis ! _________________ "Nous avons trop peu de temps pour le gaspiller à nous presser"
Père Jacques Tremblay
"Celui qui n'est plus ton ami, ne l'a jamais été."
Aristote |
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Harry Tuttle


Localisation: Québec
Inscrit le: 10 Avr 2009
Messages: 2194
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 1:28 pm |
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| Mark a écrit: | Je suis poëte à mes heures aussi... Qu'en penses-tu ?
(il s'agissait d'une simple plaisanterie bien entendu)
| Citation: | Comme le kouffar à l'oeil fauve
À la mosquée, lieu de beauf
Je t'enlèverai, dans la nuit
Au fanatisme qui t’avilit ! |
Extrait du poème Le Mécréant, que j'ai pondu hier, pour combattre le spleen qui m'envahissait. |
Fort marrant, en effet.
Mais tu sais, je viens d'apprendre ce que le terme de "kouffar" voulait dire. Alors pour vos insinuations sur mon fanatisme ou ma conversion à l'islam, on repassera pour la pseudo-perspicacité. C'est une religion qui M,est tout à fait étrangère. Quoique, à force de vous entendre la diaboliser comme vous le faites, toi et tes amis islamophobes, je finis par être curieux et vouloir en savoir plus. _________________ Comme les anges à l'œil fauve
Je reviendrai dans ton alcôve
Et vers toi glisserai sans bruit
Avec les ombres de la nuit |
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Mark


Localisation: Resolute, NU
Inscrit le: 15 Mai 2009
Messages: 3823
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 1:34 pm |
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| Harry Tuttle a écrit: | | Mark a écrit: | Je suis poëte à mes heures aussi... Qu'en penses-tu ?
(il s'agissait d'une simple plaisanterie bien entendu)
| Citation: | Comme le kouffar à l'oeil fauve
À la mosquée, lieu de beauf
Je t'enlèverai, dans la nuit
Au fanatisme qui t’avilit ! |
Extrait du poème Le Mécréant, que j'ai pondu hier, pour combattre le spleen qui m'envahissait. |
Fort marrant, en effet.
Mais tu sais, je viens d'apprendre ce que le terme de "kouffar" voulait dire. Alors pour vos insinuations sur mon fanatisme ou ma conversion à l'islam, on repassera pour la pseudo-perspicacité. C'est une religion qui M,est tout à fait étrangère. Quoique, à force de vous entendre la diaboliser comme vous le faites, toi et tes amis islamophobes, je finis par être curieux et vouloir en savoir plus. |
Je ne peux que te le conseiller. Rien de tel que de se faire une idée par soi-même. _________________ "Nous avons trop peu de temps pour le gaspiller à nous presser"
Père Jacques Tremblay
"Celui qui n'est plus ton ami, ne l'a jamais été."
Aristote |
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grumpythedwarf


Localisation: BE
Inscrit le: 06 Sep 2009
Messages: 1532
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 2:07 pm |
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Mark,
Baudelaire n'aimait pas la Belgique ni les belges, il n'avait pas tort,surenchérissait Léopold II qui savait de quoi il parlait.
Tu lui pardonnes volontiers, à ce que je vois.
"Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à son semblable"
Rien que cette phrase ajoute à son talent
Mais;
"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle,
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle,
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits"
C'est à filer le bourdon à une armée de majorettes roses, ça, non ?
Mais quel génie évocateur ! _________________ " Les limites de mon langage marquent les limites de mon univers"
Wittgenstein. |
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Comte de Nissac


Inscrit le: 25 Aoû 2009
Messages: 99
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 5:11 pm |
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L'âme du vin
Un soir, l'âme du vin chantait dans les bouteilles :
« Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité,
Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles,
Un chant plein de lumière et de fraternité !
« Je sais combien il faut, sur la colline en flamme,
De peine, de sueur et de soleil cuisant
Pour engendrer ma vie et pour me donner l'âme ;
Mais je ne serai point ingrat ni malfaisant,
« Car j'éprouve une joie immense quand je tombe
Dans le gosier d'un homme usé par ses travaux,
Et sa chaude poitrine est une douce tombe
Où je me plais bien mieux que dans mes froids caveaux.
« Entends-tu retentir les refrains des dimanches
Et l'espoir qui gazouille en mon sein palpitant ?
Les coudes sur la table et retroussant tes manches,
Tu me glorifieras et tu seras content ;
« J'allumerai les yeux de ta femme ravie ;
A ton fils je rendrai sa force et ses couleurs
Et serai pour ce frêle athlète de la vie
L'huile qui raffermit les muscles des lutteurs.
« En toi je tomberai, végétale ambroisie,
Grain précieux jeté par l'éternel Semeur,
Pour que de notre amour naisse la poésie
Qui jaillira vers Dieu comme une rare fleur ! » _________________ "la difference entre la démocratie et la dictature, dans une démocratie tu votes et tu obéis aux ordres, dans une dictature, tu perds pas ton temps à voter"
Charles Bukowski |
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leolo


Inscrit le: 26 Fév 2009
Messages: 5909
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 5:18 pm |
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| Harry Tuttle a écrit: |
Mais tu sais, je viens d'apprendre ce que le terme de "kouffar" voulait dire. Alors pour vos insinuations sur mon fanatisme ou ma conversion à l'islam, on repassera pour la pseudo-perspicacité. C'est une religion qui M,est tout à fait étrangère. Quoique, à force de vous entendre la diaboliser comme vous le faites, toi et tes amis islamophobes, je finis par être curieux et vouloir en savoir plus. |
| Citation: | | C'est une religion qui M,est tout à fait étrangère. |
Moi qui pensais que tu en savais un bout là-dessus. |
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PAROLIER


Localisation: FRANCE
Inscrit le: 28 Aoû 2009
Messages: 425
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 5:20 pm |
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| grumpythedwarf a écrit: | Mark,
Baudelaire n'aimait pas la Belgique ni les belges, il n'avait pas tort,surenchérissait Léopold II qui savait de quoi il parlait.
Tu lui pardonnes volontiers, à ce que je vois.
"Un homme qui ne boit que de l'eau a un secret à cacher à son semblable"
Rien que cette phrase ajoute à son talent
Mais;
"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle,
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle,
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits"
C'est à filer le bourdon à une armée de majorettes roses, ça, non ?
Mais quel génie évocateur ! |
C'est mon poète préféré et ce poème est également parmi ceux que je préfère... Charles Baudelaire est a la base de ma passion pour la poésie.
J'écris souvent des textes sur le thème du Spleen et de la mélancolie.
Mon poème préféré de Baudelaire est "RECUEILLEMENT"
le texte commence ainsi :
Sois sage, ô ma douleur, et tiens- toi plus tranquille.
Tu réclamais le soir; il descend le voici :
Une atmosphère obscure enveloppe la ville,
Aux uns portant la paix ,aux autres le souci
 _________________ Tout ce qui chante en moi enfante des poèmes, où rime ce que j’aime. |
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Harry Tuttle


Localisation: Québec
Inscrit le: 10 Avr 2009
Messages: 2194
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Posté le: Jeu Oct 01, 2009 7:31 pm |
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| grumpythedwarf a écrit: |
"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle,
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle,
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits"
|
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ; _________________ Comme les anges à l'œil fauve
Je reviendrai dans ton alcôve
Et vers toi glisserai sans bruit
Avec les ombres de la nuit |
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PAROLIER


Localisation: FRANCE
Inscrit le: 28 Aoû 2009
Messages: 425
Genre: 
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Posté le: Ven Oct 02, 2009 12:48 pm |
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| Harry Tuttle a écrit: | | grumpythedwarf a écrit: |
"Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle,
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle,
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits"
|
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ; |
Derrière les carreaux un horrible ciel gris,
verse un poison dans mon cœur : l’ennui ...
 _________________ Tout ce qui chante en moi enfante des poèmes, où rime ce que j’aime. |
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