Egypte: les islamistes tentent de rassurer sur le tourisme
Le secteur, qui plonge depuis la révolte, peine à se relever
LE CAIRE Après leur succès lors de la première phase des législatives prévues jusqu'en mars en Egypte, les islamistes rivalisaient dimanche d'initiatives pour rassurer dans un pays où leur conservatisme religieux pourrait mettre en danger le secteur vital du tourisme.
Le parti de la Liberté et de la Justice (PJL), issu de la confrérie des Frères musulmans, a organisé dimanche une conférence intitulée "Encourageons le tourisme" au Caire.
Parallèlement, des membres du PJL ont visité les pyramides de Guizeh pour montrer "le soutien des Frères musulmans au tourisme", ont-ils déclaré, tandis que le guide suprême de la confrérie Mohammed Badie a posé devant des photographes, serrant la main de touristes à Louxor (centre).
Dans le même temps, les ultra ultraconservateurs du parti salafiste Al-Nour, qui ont remporté près de 25% des voix lors de la première phase des législatives, tenaient dimanche une conférence à Assouan (sud) pour rassurer employés de l'industrie touristique et investisseurs.
Nader Bakkar, le porte-parole d'Al-Nour, a affirmé que cette conférence réunissait des professionnels du tourisme "pour soutenir l'industrie touristique" en Egypte, dont les sites pharaoniques et les stations balnéaires de la mer Rouge emploient 10% de la population active.
"Nous ne voulons pas interdire le tourisme, au contraire, nous voulons multiplier les revenus du tourisme", avait-il assuré samedi sur la chaîne satellitaire CBC.
"Al-Nour ne veut pas interdire le tourisme balnéaire. Mais
nous voulons un tourisme +halal+ (...)
avec des plages non-mixtes", a-t-il ajouté.
La poussée islamiste aux législatives a provoqué l'inquiétude en Egypte, notamment après les déclarations des
salafistes appelant à imposer le foulard aux touristes étrangères, leur interdire d'aller à la plage en maillot de bain, ou encore bannir l'alcool dans les stations touristiques.
Le secteur, qui plonge depuis la révolte du début d'année ayant chassé le président Hosni Moubarak, peine à se relever et prive l'Egypte d'une part de ses rentrées en devises.
© La Dernière Heure 2011
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Les Égyptiens vont faire comme les Québécois: apprendre à vivre avec leurs décisions démocratiques. Bon, pas de commune mesure entre le NPD et les islamistes quand même, mais bon...
Tourisme halal ? Libre à eux, s'ils veulent renvoyer le pays au Moyen-Âge. C'est leur but des islamistes de toute façon, c'est un secret de polichinelle.
Avec de tels malades au pouvoir, les pyramides risquent bien de disparaître, comme les Bouddhas en Afghasnistan...